Conversation animée enregistée au début des années 1960 en langues arabe et tamahaq sur les premiers jardins de la région d’Idélès

Auteur(s) :
enquêteur : Gast, Marceau
informateur : Ag Amanrassa - Bah, Hennon
informateur : Ag Hadj Abdaoui, Boukayas

Editeur :
Phonothèque de la maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Contributeur :
Maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Notice originale :
http://phonotheque.mmsh.huma-num.fr/dyn/portal/index.seam?page=alo&aloId=10401
mmsh10401

Type :
archives sonores
sound

Description :
Les deux parlers sont utilisés. L’informateur principal répond en tamahaq et le deuxième (Bah) joue parfois le rôle du traducteur.
Marceau Gast interroge des habitants d'Idelès sur les premiers jardins cultivés dans la région d'Idélès qui sont apparus 20 ans avant ceux de Tazrouk. Les Kel Iseqqemaren, qui parlaient l'arabe, étaient venus du plateau de Tademait pour s'installer à proximité d'Idélès et d'Inekrane. Avant de cultiver la terre, les touaregs se nourrissaient de différentes plantes comme le Panicum turgidum afezou et Atriplex halimus aramas. Le village d'Idelès a été créée en 1860 et que ses jardins sont apparus avant ceux de Tazrouk. Les Kel Ghezzi avaient occupé Tazrouk durant 20 ans avant de s'installer à Idelès. L'enquêteur évoque aussi Karzika, l'affranchi de Hadj Ahmed Ag El Hadj El Bekri, qui n'était pas le premier à s'occuper des jardins à son arrivée à Tazrouk mais ce sont les paysans venus de Touat qui s'occupaient de la foggara et des jardins. Les informateurs semblent ignorer les noms des premiers cultivateurs à Idélès. On évoque les noms d'El Hadj Ahmed Mohamed Ould Sidi Mohamed et Khayar (des Kel Rela) qui étaient propriétaires des terrains. En 1900 (année qui correspond, selon l'informateur et l'enquêteur, à l'occupation française de la ville d'In Salah), les populations de l'Ahaggar ne connaissaient pas la culture du mil et se nourrissaient de plantes (Panicum turgidum afezou, Atriplex halimus aramas, Portulaca oleracea alogha, Chenopodium vulvaria taouit, Moricandia arvensis tamaghé, Aristida pungens oulloul, Reseda villosa abellengad), de certaines racines de plantes (Cistanche phelipaea Ahliouen), de la manne (tament) et de la gomme des acacias (tainoust). On entend, au début de l'enregistrement, un instrument musical, probablement une flûte et à la fin de l'enquête un fond musical qui accompagne la conversation.

Sujet(s) :
enquête
témoignage thématique
jardin
céréale de mil
propriétaire agricole
légendaire généalogique
légendaire historique
aliment d'origine végétale
consommation alimentaire
système de culture
canal
irrigation
Famille Karzika
Touareg
Iseqqemâren
Kel Ghela
Kel Ghezzi
Ag Elhadj El Bekri El-Hadj, Ahmed
1900
colonisation de l'Algérie
1860

Date :
1964-12-12

Format :
1 bde
4,75 cm/s
15min

Langue :
arabe dialectal
tamahaq
ara
tmh

Couverture :
Tazrouk
23.41332
6.25943

Droits :
Contrat de dépôt et de diffusion signé avec Marceau Gast, le 19 décembre 2005, spécifiant les droits de conservation, d'archivage et de diffusion.
Consultation en ligne et réutilisation sur autorisation
Consultation en ligne et réutilisation sur autorisation

Relation(s) :
Enquêtes orales dans l'Ahaggar

Type :
archives sonores
sound

Source :
4214

Citation

enquêteur : Gast, Marceau, informateur : Ag Amanrassa - Bah, Hennon, et informateur : Ag Hadj Abdaoui, Boukayas, “Conversation animée enregistée au début des années 1960 en langues arabe et tamahaq sur les premiers jardins de la région d’Idélès,” Portail du patrimoine oral, consulté le 21 mai 2022, http://stq4s52k.es-02.live-paas.net/items/show/116383.