Souvenirs d'un descendant d'Arméniens émigrés à Marseille en 1924 et sa relation avec sa culture d'origine

Auteur(s) :
auteur personne morale : Paroles Vives
informateur : Avedissian, Gaston
commanditaire : AD 13
enquêteur : Gaucher, Anne-Sylvie

Editeur :
Phonothèque de la maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Contributeur :
Maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Notice originale :
http://phonotheque.mmsh.huma-num.fr/dyn/portal/index.seam?page=alo&aloId=8416
mmsh8416

Type :
archives sonores
sound

Description :
L'informateur évoque son histoire familiale, qu'il a connue assez tardivement et hors de la transmission familiale, le père étant décédé lors de la seconde guerre mondiale et sa mère n'en parlant jamais. Il sait cependant que son grand-père était issu d'une classe sociale aisée, que ses parents sont nés en Turquie, partis en 1923, d'abord en Syrie puis au Liban jusqu'à Marseille en 1924. Ils ont habité divers quartiers, dont La Rose, et occupé divers petits métiers. L'informateur raconte sa vie dans ce quartier, alors plutôt rural, et de sa confrontation avec les Français, notamment par le biais d'insultes entendues lors de scolarité (" Arméniens tête de chien, mange ta soupe et ne dis rien "). Il développe la notion d'intégration qui passe par une bonne scolarité, un travail bien fait et l'emploi de la langue française. Il explique leur peu de liens avec la communauté arménienne (hormis les réunions pour les jeux de cartes), mais par contre la fréquence des relations avec la famille et lors des grandes fêtes (essentiellement Pâques). Il s'exprime sur les valeurs " arméniennes " qui lui ont été transmises, telles que l'honnêteté, la morale et la politesse. L'informateur aborde la question de la religion (de son baptême, du rôle des parrains) et compare les rituels. Il expose sa carrière professionnelle puis parle de ses engagements actuels (administrateur d'une association religieuse, participation à des soirées). Il regrette de s'être intéressé assez tard à ses origines, seulement au moment de sa retraite, décrit les voyages effectués en Arménie, et sa découverte de ce pays (difficultés de vie, patrimoine). Il parle de l'histoire de ce pays et des questions de modifications de frontières sous le communisme, en revenant sur le retour au pays de quelques membres de sa famille en 1947, suite à l'appel de Staline. Il expose très longuement ses réflexions sur la Turquie actuelle (notamment son éventuelle entrée dans l'Europe) et sur les Turcs, ainsi que sur les stratégies développées pendant le génocide et le problème fondamental de sa reconnaissance. Il avoue ne pas avoir transmis cette histoire, ni la langue, à ses enfants, dont seulement deux s'y intéressent, et explique enfin ce qui a motivaté ce dépôt de témoignage : donner son avis sur cette histoire et aider à la reconnaissance du génocide par la Turquie.

Sujet(s) :
enquête
récit de vie
expatriation
histoire familiale
relation chrétien-musulman
intégration sociale
langue apprise
bilinguisme
sociabilité
oeuf de Pâques
vie de quartier
scolarité
carrière professionnelle
interdit
baptême
association religieuse
travail en usine
mariage endogame
voyage
frontière
nationalisme
dépôt de l'enquête orale
Hitler, Adolf
Génocide arménien
guerre de 1939-1945
1924
1947

Date :
2007-10-24

Format :
1 MD
1h 43min

Langue :
français
fre

Couverture :
Carry-le-Rouet
43°19'51.42''N
5° 9'8.47''E

Droits :
Droits cédés par contrat entre les informateurs, Paroles Vives, MMSH et AD13.
Consultation en ligne et réutilisation sur autorisation
Document en ligne et réutilisation non commerciale autorisée

Relation(s) :
Mémoire orale des Arméniens des quartiers de Marseille et des Bouches-du-Rhône

Type :
archives sonores
sound

Source :
2140

Citation

auteur personne morale : Paroles Vives et al., “Souvenirs d'un descendant d'Arméniens émigrés à Marseille en 1924 et sa relation avec sa culture d'origine,” Portail du patrimoine oral, consulté le 24 mai 2022, http://stq4s52k.es-02.live-paas.net/items/show/116240.