Entretien avec un ancien appelé, incorporé en 1956 pour 7 mois, au sein des hussards parachutistes en Algérie, à propos de son service militaire

Auteur(s) :
enquêteur : Marrou, Sandrine
informateur : 1448

Editeur :
Phonothèque de la maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Contributeur :
Maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Notice originale :
http://phonotheque.mmsh.huma-num.fr/dyn/portal/index.seam?page=alo&aloId=12324
mmsh12324

Type :
archives sonores
Sound

Description :
L’informateur, incorporé au régiment des hussards parachutistes, part pour l’Algérie en mai 1956 et va y rester 7 mois. Il s’exprime sur le dépaysement vécu en mentionnant son débarquement à Oran car avant le départ, il n’avait pas eu d’explications particulières sur la situation en Algérie. Il se remémore sa première garde, effectuée dans les montagnes de la frontière avec le Maroc, qu’il qualifie d’éprouvante car s’étant retrouvé seul, la peur était son sentiment dominant. Après cette première expérience sans incident finalement, il va effectuer des patrouilles physiquement difficiles dans cette région montagneuse car la chaleur y est forte. Ensuite, l’informateur, après un détour par Meknes au Maroc, arrive à Djiijelli, sur la côte algérienne, où il a, pour mission principale, la conduite de la jeep du lieutenant et la garde des fermes des colons. Il raconte ses journées et nuits rythmés par ces activités ; il dit ne pas réellement s’être ennuyé et garde surtout le souvenir de calme car il n’a pas eu d’expérience de combat. Interrogé sur ses relations avec la population musulmane, il mentionne qu’il n’y avait pas de familiarité entre eux car, des deux côtés, dominait le sentiment de crainte envers les fellagas. Quant aux Pieds-noirs, les contacts avec eux n’étaient pas très bons, la plupart étant, pour lui, des “petits seigneurs” hautains. A son retour, l’informateur ne s’est pas épanché sur son expérience et n’en a livré que des souvenirs sans incidence. En effet, il souligne que son discours était motivé par le désir de ne pas effrayer ceux qui allaient partir également. Il fait part de son intérêt, au moment de l’entretien, pour les documents audiovisuels relatifs à la guerre d’Algérie car il estime normal l’information concernant cette période au même titre que celle sur les autres guerres. Il pense que la reconnaissance de la part des autorités publiques est nécessaire. Il mentionne aussi que l’histoire de sa famille est liée à celle de l’Algérie car au point de vue militaire, son grand-père a participé à la colonisation, son père, aux opérations de pacification de 1920 et finalement son frère et lui, ont été mêlés à l’histoire de l’indépendance finale.

Sujet(s) :
enquête
récit de vie
armée
guerre
soldat
hiérarchie militaire
service militaire
occupation militaire
tactique militaire
ancien combattant
violence
archives militaires
politique gouvernementale
communauté algérienne
communauté pied-noire
censure
torture
désobéissance militaire
angoisse
émission de télévision
guerre d'Algérie

Date :
1999-01-28

Format :
Mini-disque
36min

Langue :
fre

Couverture :
Tarn-et-Garonne

Droits :
Consultation en ligne et réutilisation sur autorisation

Relation(s) :
Témoignages d'appelés en Algérie résidant en Midi-Pyrénées

Type :
archives sonores
Sound

Source :
854

Citation

enquêteur : Marrou, Sandrine et informateur : 1448, “Entretien avec un ancien appelé, incorporé en 1956 pour 7 mois, au sein des hussards parachutistes en Algérie, à propos de son service militaire,” Portail du patrimoine oral, consulté le 21 mai 2022, http://stq4s52k.es-02.live-paas.net/items/show/121331.