Témoignage d'un ancien contremaître en poste à la Société Provençale de Construction Navale (SPCN) de 1947 à 1960 puis à la Société Provençale des Ateliers Terrin (SPAT) jusque dans les années 80 à Marseille, à propos de son évolution de carrière et de l'attachement à son travail

Auteur(s) :
commanditaire : AD 13
auteur personne morale : Paroles Vives
enquêteur : Maniaval, Elodie
informateur : Peverelli, Serge

Editeur :
Phonothèque de la maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Contributeur :
Maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Notice originale :
http://phonotheque.mmsh.huma-num.fr/dyn/portal/index.seam?page=alo&aloId=12080
mmsh12080

Type :
archives sonores
Sound

Description :
L'informateur est né en 1927, à Vénissieux, il arrive à Marseille à l'âge de 9 ans car son père venait y travailler comme électricien dans l'industriel. Il commence par expliquer qu'il a obtenu un CAP d'ajusteur et a tout de suite travaillé dans des entreprises. Il a ensuite commencé sa carrière dans la réparation navale en 1947 en étant embauché à la société provençale de construction navale (SPCN), une maison concurrente à la société Terrin. Il travaille pour la SPCN de 1947 à 1960, année ou Terrin rachète la SPCN et devient la SPAT (1min). Presque à son arrivée à la SPCN, il s'est retrouvé affecté aux services généraux, il décrit alors son travail au sein de ce service qui s'occupait principalement de la sécurité, de l'entretien du matériel et qui avait pour rôle de tenir le magasin qui fournissait aux autres corporations les pièces nécessaires à la réparation. Il a exercé dans ce service jusqu'en 1984 (4min). Il explique ensuite comment il est passé d'ouvrier à chef de service, c'est son intéressement au métier qui lui a permis de gravir les échelons (7min, 36min). Il parle ensuite des évolutions technologiques qu'il a connu dans sa carrière et en vient à détailler son travail (10min). Il s'attarde notamment sur l'arrivée en France des pétroliers américains, où l'outillage a du être adapté en raison du format de ces bateaux (16min). Il revient par la suite sur son évolution professionnelle en décrivant les différents grades qu'il a occupés, le système de cotation, les évaluations annuelles (22min). Il explique son rôle en tant que contremaître, le plus haut grade auquel il est arrivé, et parle des stages de commandement qu'il a du suivre (25min). Il parle des compétences que requiert ce statut, ainsi que celui d'ouvrier (32min). Il évoque alors la concurrence qui existait entre les jeunes employés (37min) mais aussi l'entraide (40min). L'informateur raconte ensuite son rôle de formateur de chef d'équipe (43min). Il revient ensuite sur le devoir de sécurité qui l'a amené à mettre en place un cahier de sécurité et évoque alors les accidents du travail ainsi que les innovations qu'il a connu vis à vis de la sécurité (45min). Les horaires de travail sont ensuite abordés, il témoigne qu'il n'en avait pas car il était appelé à tout moment. Il raconte alors une anecdote où on est venu le chercher en vacances car un gros pétrolier rempli d'essence était en panne dans le port de Marseille (50min). L'informateur parle ensuite des restructurations qu'il a connu à la fin de sa carrière, ce qui l'a profondément marqué car il a été licencié quand la SPAT a fait faillite. Il a été rembauché par la suite au moment de la fusion avec Groignard mais les relations avec la hiérarchie en tant que contremaître se sont dégradées (55min). L'entretien s'oriente sur la politique sociale qui avait été mise en place par Pierre Terrin et l'informateur témoigne des rapports qu'il entretenait avec lui (1h10min). Il évoque succinctement les grèves qu'il a connues, son opinion vis à vis de cela, il dit avoir du les supporter (1h17min). Il revient sur sa fin de carrière qui a été difficile par le fait de devoir partager sa place de contremaître (1h20min). L'informateur explique qu'il a passé sa vie à travailler mais qu'il l'a fait avec plaisir, il parle de sa passion pour son métier (1h24min). Enfin, il raconte une anecdote pour montrer l'impact qu'avait Terrin dans le 16ème arrondissement, le nombre considérable d'habitants qui travaillait pour cette entreprise (1h29min). Il termine l'entretien en témoignant de l'importance qu'a eu Terrin dans sa vie (1h33min).

Sujet(s) :
enquête
témoignage thématique
paternalisme d'entreprise
cessation d'activité
entreprise en difficulté
sécurité au travail
grève
carrière professionnelle
évolution du métier
progrès
attachement au travail
condition de travail
horaire de travail
relation maître-serviteur
chantier naval
accident du travail
Terrin
années 1980
années 1960

Date :
2015-10-29

Format :
1 carte SD, 44khz/16bits
1h 36min

Langue :
français
fre

Couverture :
Marseille

Droits :
Signature d'un contrat avec l'informateur et d'une convention entre les AD13, Paroles Vives, et la MMSH spécifiant les droits d'utilisation pour tous les partis.
Document en ligne et réutilisation non commerciale autorisée

Relation(s) :
Une histoire sociale du territoire à travers les mémoires orales des industries à Marseille

Type :
archives sonores
Sound

Source :
5145

Citation

commanditaire : AD 13 et al., “Témoignage d'un ancien contremaître en poste à la Société Provençale de Construction Navale (SPCN) de 1947 à 1960 puis à la Société Provençale des Ateliers Terrin (SPAT) jusque dans les années 80 à Marseille, à propos de son évolution de carrière et de l'attachement à son travail,” Portail du patrimoine oral, consulté le 29 mars 2020, http://stq4s52k.es-02.live-paas.net/items/show/120007.