Témoignage du savonnier du Fer à cheval autour des savoir-faire de la fabrication du savon et de l'évolution de cette entreprise marseillaise, dans laquelle il travaille depuis 1982

Auteur(s) :
commanditaire : AD 13
auteur personne morale : Paroles Vives
enquêteur : Maniaval, Elodie
informateur : Bianconi, Michel

Editeur :
Phonothèque de la maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Contributeur :
Maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Notice originale :
http://phonotheque.mmsh.huma-num.fr/dyn/portal/index.seam?page=alo&aloId=12006
mmsh12006

Type :
archives sonores
Sound

Description :
L’informateur présente tout d’abord son parcours professionnel, les différents postes occupés au fil de sa carrière dans la savonnerie. Son père travaillait déjà dans l'usine, il était maître savonnier et c’est par son intermédiaire qu’il est rentré dans l’entreprise. Aujourd’hui, il a 33 ans d’ancienneté dont 20 années comme maître savonnier (01 min). Son intérêt pour le savon est venu petit à petit (02 min). Au début, il n’avait pas envie de rester à l'usine mais ensuite son travail est devenu une passion, « ça ne s'explique pas » (03 min). C’est sa curiosité personnelle qui l’a amené à devenir savonnier mais les maîtres savonniers de l’époque ne voulaient pas trop montrer leur savoir-faire (04 min). Il explique que pour devenir savonnier il faut se former sur le tas. La transmission se fait par la parole, par le regard (05 min). Depuis un an, il transmet son savoir-faire à un apprenti. Il faut 5 années de formation pour être opérationnel et autonome (06 min). L’informateur explique ensuite les différentes tâches nécessaires à la fabrication du savon (07 min). Il revient ensuite sur le fait qu’il n’existe pas d’école pour être savonnier et que l'apprenti doit occuper plusieurs postes avant d'être savonnier (08 min). Il aurait d’ailleurs aimé transmettre plus tôt à son apprenti car personne à part lui ne sait faire du savon dans l'entreprise (09 min). Toutefois, il n’est là que pour transmettre les bases. Ensuite, il faut être passionné, curieux, le plus important étant de bien observer (11 min). Son père était lui-même savonnier, mais ce n’est pas lui qui lui a transmis son savoir-faire. C’est une fierté pour son père qu’il soit devenu à son tour maître savonnier (15 min). Dans l’entreprise, il y a une quarantaine d'employés sans compter les intérimaires (16 min). Il n’y a pas d’échanges avec les lessiviers qui confectionnent la lessive dans l’entreprise car il s’agit de deux métiers différents (17 min). Les autres maîtres savonniers de Marseille se connaissent mais échangent peu (19 min). L’entretien s’oriente ensuite sur l’obtention du label d’Indication Géographique Protégée (IGP) qu’a obtenu l’entreprise (20 min) et sur la qualification du savon de Marseille (21 min). L’histoire de la savonnerie du Fer à Cheval est également abordée (22 min) ainsi que les évolutions qu’a connues l’entreprise au fil des différentes directions qui se sont succédées. L’informateur explique qu’il a toujours eu confiance dans le maintien de l'entreprise car pour lui, le savon ne peut pas mourir (23 min). L’entretien revient ensuite sur l’art de l’observation pour un maître savonnier car selon le type d'huile, il voit de quelle manière il faut travailler le savon. C’est seulement dans un second temps qu’il procède à des analyses du sel, de l’eau et de la soude, pour être plus précis (28 min). L’informateur parle aussi de la manière d’écouter le savon quand il est en saponification et du vocabulaire associé à cette étape de fabrication : « il faut que le savon roule ». Pour savoir faire cela, l'expérience fait beaucoup, savoir écouter le savon ne peut s’apprendre qu’en situation. C'est pour cela qu'il n'y a pas d'écoles (29 min). Maintenant, tout savonnier travaille avec un laboratoire mais il est capable de faire du savon sans les analyses (30 min). L’informateur parle ensuite de la quantité de savon qui est produite aujourd’hui et explique qu’à l’époque, le travail de saponification se faisait en continu en raison de la forte demande (33 min). A cette époque, la production était industrielle et par conséquent le rôle du savonnier était un peu différent. Il lui fallait savoir gérer les machines (35 min). Pour lui, c’est une fierté de savoir faire du savon et il le voit comme un bien pour la région (40 min). Il termine par l’évolution des composés qui entrent dans la fabrication du savon (47 min). Il précise que la différence de qualité d'huile entre les pays, amène à travailler autrement car la saponification ne se fait pas de la même manière (51 min).

Sujet(s) :
enquête
témoignage thématique
transmission d'un savoir
évolution du métier
histoire de l'entreprise
passion du métier
apprentissage
savon
carrière professionnelle
transmission orale
relation de travail
entreprise en difficulté
transmission d'entreprise
langage professionnel
entreprise artisanale
coopération professionnelle
années 1980

Date :
2015-03-02

Format :
1 carte SD, 44khz/16bits
1h 02min

Langue :
français
fre

Couverture :
Marseille

Droits :
Signature d'un contrat avec l'informateur et d'une convention entre les AD13, Paroles Vives, et la MMSH spécifiant les droits d'utilisation pour tous les partis.
Consultation en ligne et réutilisation sur autorisation

Relation(s) :
Une histoire sociale du territoire à travers les mémoires orales des industries à Marseille

Type :
archives sonores
Sound

Source :
5132

Citation

commanditaire : AD 13 et al., “Témoignage du savonnier du Fer à cheval autour des savoir-faire de la fabrication du savon et de l'évolution de cette entreprise marseillaise, dans laquelle il travaille depuis 1982,” Portail du patrimoine oral, consulté le 12 juillet 2020, http://stq4s52k.es-02.live-paas.net/items/show/119971.