Souvenirs d'un ancien employé de transport au port d'Arenc devenu directeur de la société Worms

Auteur(s) :
enquêteur : Mazzella di Bosco, Florence
auteur personne morale : Paroles Vives
commanditaire : AD 13
informateur : Angeli, Lucien

Editeur :
Phonothèque de la maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Contributeur :
Maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Notice originale :
http://phonotheque.mmsh.huma-num.fr/dyn/portal/index.seam?page=alo&aloId=10513
mmsh10513

Type :
archives sonores
sound

Description :
Le témoin se présente et explique l’installation de ses parents, d’origine italienne, de Hyères à Marseille en 1940. Il explique sa trajectoire professionnelle et résidentielle et décrit les quartiers de la Joliette et d’Arenc autrefois au temps de son enfance et de leurs activités portuaires. Après quelques explications sur les embauches des jeunes alors dans les douanes et chez les transitaires, il détaille son travail de commis en douanes pour la société Worms (formalités de l’import-export). Il deviendra déclarant en douane et finalement directeur de la société Worms en fin de carrière. Il développe son intérêt pour le métier et ce qu’il y a appris, situe les évolutions du métier avant et après la guerre de 39-45. Il se souvient du trafic autrefois et le compare à aujourd’hui. 08:23 A la demande de l’enquêtrice, l’informateur apporte des précisions sur les limites du quartier de la Joliette. C’est pour lui l’occasion de revenir sur les évolutions du territoire et de l’accès à la mer depuis l’église Saint-Jean au Vieux Port (situation de l’actuel terminal J4). Il définit les limites d’Arenc et les évolutions du quartier. La discussion se fait à l’aide de cartes et de plans. Pour lui, le port de la Joliette était le cœur de Marseille d'autrefois, remplacé aujourd’hui par le port de Fos. Il en veut pour preuve l’importance des cafés et bars (son père tenait un café) qui fonctionnaient grâce à l’activité portuaire. 16:23 Suivent des explications sur les déplacements du témoin à l’époque de son activité professionnelle (piéton, vélo, scooter, puis voiture), des détails de sa profession faite de nombreux contrôles directs des marchandises et une connaissance fine des procédures administratives. En détaillant ses déplacements entre le quartier d’Arenc, de la Joliette, du Canet, du Vieux Port, il aborde tous les aspects de sa profession et du transport de marchandises autrefois débarquées à la main et aujourd’hui en conteneurs. Il donne quelques explications sur les évolutions des différentes taxes. 27:08 La conversation aborde le sujet des habitations et l’occupation des territoires (bâtiments, caves, hangars, bureaux). L’informateur se souvient de bâtiments précis, de l’évolution des communautés en présence dans les quartiers des Carmes notamment et d’Arenc. Sont évoquées la fin de la guerre, la décolonisation, l’arrivée des rapatriés. 33:42 L’informateur explique son parcours résidentiel en 1960 dans le quartier des Chartreux et notamment la construction par son grand-père italien de maisons pour chacune de ses filles. La discussion revient sur ses déplacements entre son domicile et les ports (utilisation du tram et du vélo, puis scooter, puis automobile). Mais peu de détails sont obtenus. 36:04 L’enquêtrice tente de faire détailler des endroits dont il se souvient particulièrement. Quelques anecdotes sont apportées comme l’utilisation des chevaux et les souvenirs des estaminets qui vendaient des repas chauds dès huit heures du matin. Suivent des explications rapides sur l’emplacement d’un marché aux puces. Il est ensuite question de l’activité de la Joliette qu’il considère comme plus importante que celle d’Arenc qui ne “représente pas grand chose” pour lui. Après avoir placé les limites du quartier du Canet et de Bougainville (et le peu d’attachement qu’il témoigne à cette dernière appellation) le témoin se souvient des bidonvilles des Gitans et évoque les problèmes qu’il avait connu avec eux du temps de son activité. Autour d’un plan du quartier, il commente de ce qui faisait Arenc comme lieu de dépôt et son identité qui change dès 1970 avec l’arrivée du conteneur. Il revient sur des détails de son activité : travail pour les Docks libres (où la marchandise pouvait être entreposée même non dédouanée), les marchandises en stock entreposées sur les quais ou dans les magasins. 57:30 L’informateur revient sur une époque de sa carrière où il tint un rôle important de transitaire de farine pour la société des Moulins de Paris. C’est l’occasion d’expliquer l’embauche au forfait pour le déchargement. Il revient sur des événements de son enfance (hébergement dans le Jura, scolarité) sa rencontre avec son épouse, son service militaire, l’emploi de son épouse chez des importateurs, la scolarité de son fils et ses différents logements. 01:05:26 Enfin, l’informateur s’explique sur son attachement au quartier Joliette Arenc et sa fin de carrière où il s’est senti “arraché au quartier”. Il donne son opinion sur le projet de la nouvelle identité du quartier qu’il juge bon mais assez désorganisée. Il détaille ses liens encore forts avec son entreprise d’origine.

Sujet(s) :
enquête
récit de vie
carrière professionnelle
douane
exportation
commerce maritime
impact de la législation
portefaix
port
droit du commerce
migration
évolution des techniques
Société Worms
Grands Moulins de Paris
1940
1950

Date :
2012-04-05

Format :
1 fichier num, 44.1 hz, 16bits
1h 15min

Langue :
français
fre

Couverture :
Marseille
43°19'2.89''N
5°21'35.77''E

Droits :
Droits cédés par contrat entre les informateurs, Paroles Vives, MMSH et AD13.
Consultation en ligne et réutilisation sur autorisation

Relation(s) :
Mémoires d'un quartier de Marseille : Arenc

Type :
archives sonores
sound

Source :
4612

Citation

enquêteur : Mazzella di Bosco, Florence et al., “Souvenirs d'un ancien employé de transport au port d'Arenc devenu directeur de la société Worms,” Portail du patrimoine oral, consulté le 2 décembre 2020, http://stq4s52k.es-02.live-paas.net/items/show/118544.