Témoignage du co-directeur de la savonnerie du Fer à Cheval à Marseille, en poste depuis 2013, à propos de la reprise de l'entreprise et de son développement

Auteur(s) :
commanditaire : AD 13
auteur personne morale : Paroles Vives
enquêteur : Maniaval, Elodie
informateur : Seghin, Yannick

Editeur :
Phonothèque de la maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Contributeur :
Maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Notice originale :
http://phonotheque.mmsh.huma-num.fr/dyn/portal/index.seam?page=alo&aloId=12105
mmsh12105

Type :
archives sonores
Sound

Description :
L'informateur, âgé de 28 ans, né à Tokyo, est le vice-président de la savonnerie du Fer à Cheval, rebaptisée la Nouvelle Compagnie des Détergents et du Savon de Marseille depuis son rachat en 2013. Il explique comment la savonnerie, alors en redressement judiciaire, a été rachetée par son père et détaille son parcours professionnel avant de reprendre les rênes de l'entreprise avec son frère. Il a travaillé dans plusieurs pays étrangers en étant tout d'abord commercial, puis dernièrement en ouvrant des restaurants en Chine (1 min). Aujourd'hui, certes, il se sert de son expérience dans le management des personnes, mais le contexte français, plus compliqué, lui a demandé de s'adapter à une autre culture du travail. Il raconte aussi qu'il a dû s'habituer au monde de la production, secteur nouveau pour lui (6 min). L'informateur aborde le rapport qu'il avait avec les employés au moment de son entrée dans l'entreprise. Si certains étaient satisfaits de cette reprise, d'autres se montraient plus méfiants (12 min). Il parle ensuite de la documentation qu'il a dû rechercher sur le savon de Marseille et du sens qu'il donne à reprendre une activité emblématique de la ville. Aujourd'hui, le but est de se tourner vers l'export en se servant de l'image de marque de ce produit (18 min). L'informateur explique alors qu'une restructuration de la société a été nécessaire. Le département du marketing a été particulièrement développé étant donné les lacunes qu'il y avait à ce niveau-là. Un effort a aussi été fait pour augmenter les capacités des salariés, notamment par l'accès aux formations et la mise en place de réunions, permettant que l'employé se sente davantage concerné et soit attaché à son travail (26 min). En 2016, l'entreprise emploie 33 personnes, 25 employés sont à la production et 8 autres travaillent dans les bureaux et au laboratoire, ce dernier ayant été redéveloppé suite au rachat de la savonnerie (39 min). L'informateur aborde à présent la fabrication des détergents qui est une autre branche de l'entreprise et évoque l'élaboration de nouveaux produits. Pour le savon de Marseille, il s'agit de développer le packaging étant donné que la recette ne peut varier (43 min). Il renseigne ensuite sur l'Union Professionnelle du Savon de Marseille (UPSM) qui regroupe plusieurs savonneries avec lesquelles l'entreprise a déposé une demande de labellisation du savon de Marseille afin qu'il soit doté d'une Indication Géographique Protégée. Au-delà de ce projet commun, l'informateur constate le peu d'échanges entre les savonneries de cette union (48 min). Le travail de sous-traitance de la savonnerie est maintenant discuté ; il constitue 80 % du chiffre d'affaire de l'entreprise. Cinq marques appartiennent à la savonnerie, chacune ayant un marché différent pour chaque type de clientèle. L'informateur les détaille une par une et met en avant la gamme « Le Fer à Cheval » qui est la marque de prestige de la société et aussi la plus ancienne. Elle connaît alors un nouveau développement (51 min, 1 h 05 min). Les pays fournisseurs pour l'huile d'olive sont l'Espagne, la Grèce et l'Italie ; quant à l'huile de palme, elle vient d'Asie. L'informateur parle de l'impopularité de cette dernière due à la déforestation et explique l'adaptation de l'entreprise face à cela (59 min). L'entretien s'oriente ensuite sur le rôle du directeur de site, qui se trouve être l'ancien PDG de la savonnerie (1 h 07 min). La transmission des savoir-faire dans la savonnerie est abordée et l'informateur explique que depuis le changement de direction, un apprenti travaille avec le savonnier qui sera bientôt retraité. Aussi, il y a eu comme changement, une amélioration de la sécurité (1 h 11 min). L'informateur aborde à présent la répartition de son travail à la direction, en binôme avec son frère (1 h 15 min). Il évoque la difficulté à gérer l'écart de génération qu'il a avec certains employés et explique qu'en France il y a de la méfiance envers les jeunes entrepreneurs, contrairement aux États-Unis (1 h 17 min). Pour finir, il revient sur l'IGP et parle de sa satisfaction à voir ce projet se concrétiser pour résister aux contrefaçons du savon de Marseille (1 h 24 min).

Sujet(s) :
enquête
témoignage thématique
transmission d'un savoir
transmission d'entreprise
carrière professionnelle
croissance de l'entreprise
cessation d'activité
coopération professionnelle
relation maître-serviteur
relation jeunesse-vieillesse
savon
années 2010

Date :
2016-01-12

Format :
1 carte SD, 44khz/16bits
1h 28min

Langue :
français
fre

Couverture :
Marseille

Droits :
Signature d'un contrat avec l'informateur et d'une convention entre les AD13, Paroles Vives, et la MMSH spécifiant les droits d'utilisation pour tous les partis.
Consultable sur autorisation

Relation(s) :
Une histoire sociale du territoire à travers les mémoires orales des industries à Marseille

Type :
archives sonores
Sound

Source :
5168

Citation

commanditaire : AD 13 et al., “Témoignage du co-directeur de la savonnerie du Fer à Cheval à Marseille, en poste depuis 2013, à propos de la reprise de l'entreprise et de son développement,” Portail du patrimoine oral, consulté le 29 mars 2020, http://stq4s52k.es-02.live-paas.net/items/show/119988.