Témoignage du co-directeur de la savonnerie du Sérail à Marseille, en poste depuis 2009, autour de la fabrication artisanale du savon de Marseille, de la transmission de ce savoir-faire et du développement de l'entreprise familiale

Auteur(s) :
commanditaire : AD 13
auteur personne morale : Paroles Vives
enquêteur : Maniaval, Elodie
informateur : Boetto, Daniel

Editeur :
Phonothèque de la maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Contributeur :
Maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Notice originale :
http://phonotheque.mmsh.huma-num.fr/dyn/portal/index.seam?page=alo&aloId=12024
mmsh12024

Type :
archives sonores
Sound

Description :
L'informateur, âgé de 35 ans, raconte l'histoire de son père qui a crée la savonnerie (1 min). Il explique ensuite comment lui s'est formé au métier de savonnier à l'âge de 16 ans ; l'apprentissage qu'il a reçu par son frère et son oncle durant six années et les différentes étapes pour arriver au statut de maître-savonnier. Étant petit, il y passait beaucoup de temps et les seuls souvenirs qu'il a de son père sont dans l'environnement de la savonnerie (3 min). Aujourd'hui, en plus d'être maître-savonnier, il est le gérant et a maintenant la tâche de former son neveu à devenir savonnier. Il explique alors la manière dont il transmet son savoir-faire (7min). Il parle de l'évolution du métier qui s'est bureaucratisé et de l'importance, pour lui, de continuer à travailler avec la matière du savon. L'aspect sensoriel du métier est alors évoqué, avec notamment le fait de goûter le savon lors de la finition (10 min). Il explique le procédé de fabrication qui est le même depuis toujours ; les machines, elles, sont encore plus vieilles que la savonnerie (13 min). Les différentes étapes pour fabriquer le savon au chaudron sont développées : l'empâtage, le relargage, la cuisson, le lavage, la finition (16 min) ainsi que le coulage en mise, le découpage, le séchage à l'air libre, l'estampillage. L'informateur explique que le Sérail est la seule savonnerie à avoir conservé les étapes de séchage traditionnelles (18 min). La discussion revient ensuite sur la transmission de ce savoir-faire au sein de la famille mais aussi à des stagiaires des lycées professionnels (23 min). Son poste de gérant est ensuite abordé : achat de la savonnerie, développement de boutiques, commercialisation à l'étranger, gestion du personnel (28 min). L'informateur parle des différentes manières qu'utilise la savonnerie pour commercialiser son savon. Soit il est vendu à des magasins qui le revendent sous leur propre marque, soit il est commercialisé sous différentes marques développées par la savonnerie. Depuis un an environ, la savonnerie a lancé une nouvelle gamme plus raffinée, avec des produits de plus haute qualité : Massilia et le Chaudron à savon (33 min). L'informateur parle ensuite de l'association dont le Sérail fait partie et qui regroupe les dernières savonneries traditionnelles du département, pour protéger le savon de Marseille brut et obtenir une Indication Géographique Protégée. Cette IGP permettrait de certifier que le savon a été fait à Marseille, en chaudron à 100/110 degrés, avec de l'eau, de l'huile et de la soude. Il énumère ensuite l'ensemble des savons qui existent à côté du savon de Marseille et ceux que la savonnerie souhaite développer (37 min). La production des savons de toilette est alors abordée, l'origine des parfums selon le type d'essence et les types de colorants cosmétiques utilisés. Les produits qui se vendent le mieux sont le savon de toilette, le savon de Marseille et le savon liquide à l'olive. Chaque année le chiffre d'affaire augmente et ce sont toujours ces produits que l’on trouve en haut du classement. Il y a de nombreux échanges avec les clients de la savonnerie, ce qui permet une meilleure prise en compte de leurs goûts dans le développement de nouveaux produits (42 min). Aujourd'hui, l'informateur parle de la fierté qu'il éprouve à faire ce métier et de l'importance de transmettre ses savoir-faire, de l'envie de les voir perdurer dans la famille. Il raconte que ce qui l'a marqué dans la savonnerie est l'image de son père donnant sa vie pour son travail. Aussi, durant sa carrière, il a été touché par le soutien des Marseillais lorsque le terrain qu'il louait à la ville, pour stocker les matières premières, a failli être racheté (52 min). Enfin, il évoque la place de la savonnerie dans le quartier, la représentation qu'en ont les habitants. Le quartier s'est construit autour de la savonnerie car avant il n'existait que des champs, la bâtisse date des années 1800 (58 min).

Sujet(s) :
enquête
témoignage thématique
transmission d'un savoir
histoire de l'entreprise
passion du métier
transmission familiale
coopération professionnelle
entreprise familiale
savon
entreprise artisanale
attachement au travail
relation jeunesse-vieillesse
évolution du métier
croissance de l'entreprise
apprentissage

Date :
2015-06-16

Format :
1 carte SD, 44khz/16bits
1h 03min

Langue :
français
fre

Couverture :
Marseille

Droits :
Signature d'un contrat avec l'informateur et d'une convention entre les AD13, Paroles Vives, et la MMSH spécifiant les droits d'utilisation pour tous les partis.
Consultation en ligne et réutilisation sur autorisation

Relation(s) :
Une histoire sociale du territoire à travers les mémoires orales des industries à Marseille

Type :
archives sonores
Sound

Source :
5140

Citation

commanditaire : AD 13 et al., “Témoignage du co-directeur de la savonnerie du Sérail à Marseille, en poste depuis 2009, autour de la fabrication artisanale du savon de Marseille, de la transmission de ce savoir-faire et du développement de l'entreprise familiale,” Portail du patrimoine oral, consulté le 23 janvier 2020, http://stq4s52k.es-02.live-paas.net/items/show/119975.