Souvenirs personnels et familiaux d'un jeune juif au moment de l'indépendance de l'Algérie

Auteur(s) :
enquêteur : Bracco, Hélène
informateur : Choukroun, Jacques
interv. : Bracco, Michel

Editeur :
Phonothèque de la maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Contributeur :
Maison méditerranéenne des sciences de l'homme

Notice originale :
http://phonotheque.mmsh.huma-num.fr/dyn/portal/index.seam?page=alo&aloId=4327
mmsh4327

Type :
archives sonores
sound

Description :
L'informateur a peu de notions d'arabe. La ville de Perrégaud, citée par l'informateur, s'est appelée Mohammadia à partir de 1962.
L'informateur présente les quelques éléments de généalogie que ses parents et proches ont pu lui transmettre. Ses ascendants étaient des Juifs du Maroc espagnol, installés en Algérie depuis deux ou trois siècles. Jacques Choukroun raconte ses souvenirs et ceux de son père, les jeux de son enfance, le contexte relationnel dans son village à cette époque, son statut particulier de ''non Européen'' et le sentiment identitaire dans sa famille vis à vis de la France notamment (époque de Vichy, décret Crémieux). Français d'Algérie il explique le rapport particulier entretenu à l'époque avec la métropole et la notion d'identité française ''théorique''. Il décrit ses années de lycée et la fréquentation scolaire des jeunes arabes. Pour lui, la guerre d'Algérie a commencé en 1954. Le MTLD ayant été majoritaire dans son village de Ténès (région montagneuse), sa famille eut conscience très tôt de la question nationaliste. Il relate des oppositions survenues entre nationalistes de 1954 à 1956, l'action de ses parents (notamment sa mère) à partir de 1956-1957 pour venir en aide aux enfants d'emprisonnés ou de maquisards. Ses parents, sans être militants, avaient de fortes convictions politiques et ont décidé de rester en Algérie, malgré les pressions de l'OAS. Celles-ci étaient d'ailleurs plus fortes dans les grandes villes qu'à Ténès. Jacques Choukroun décrit les premiers temps qui ont suivi l'indépendance et la violence due aux divisions au sein même du mouvement indépendantiste, puis la constitution de la république algérienne non laïque, jusqu'au coup d'Etat de Boumédiène. Jacques Choukroun est parti d'Algérie en 1967 sans avoir pris la nationalité algérienne.

Sujet(s) :
enquête
parole
amitié
attentat
autonomie politique
bande rivale
communauté
communauté juive
généalogie
hiérarchie sociale
intégration culturelle
militantisme
mémoire collective
identité nationale
identité individuelle
pouvoir
patriotisme
sentiment d'appartenance
torture
relation intercommunautaire
Abd El Kader
Ben Bella, Mohammed
Ferhat Abbas
Messali, Hadj
guerre d'Algérie
colonisation de l'Algérie
indépendance de l'Algérie
insurrection algérienne
années 1960
Décret Crémieux
Gouvernement de Vichy
1965

Date :
1993-02-26

Format :
1 cass.
1h 30min

Langue :
français
fre

Couverture :
Montpellier
43°36'29.43''N
3°52'46.01''E

Droits :
Convention signée avec l'enquêteur le 22/06/2000 et informateurs enregistrés.
Consultable sur autorisation

Relation(s) :
L'autre face "Européens" en Algérie indépendante

Type :
archives sonores
sound

Source :
840

Citation

enquêteur : Bracco, Hélène, informateur : Choukroun, Jacques, et interv. : Bracco, Michel, “Souvenirs personnels et familiaux d'un jeune juif au moment de l'indépendance de l'Algérie,” Portail du patrimoine oral, consulté le 9 décembre 2022, http://stq4s52k.es-02.live-paas.net/items/show/118485.